Une plantation exemplaire est essentielle à un développement rapide du système racinaire et de l'arbre lui-même. Grâce à l'application de toutes les méthodes culturales présentées dans cet article, vous stimulerez toutes les fonctions vitales de vos arbres: ainsi, ils atteindront rapidement leur plein potentiel et résisteront naturellement aux nombreuses perturbations biotiques et abiotiques qui sont présentes en milieu urbain et associées au dépérissement des arbres.

Caractérisation du sol et du site de plantation

Le bon arbre au bon endroit. Puisque chaque espèce d'arbre requiert des besoins particuliers, il importe de bien caractériser la nature du sol à l'endroit ou l'on compte effectuer la plantation. Tout commence donc par une caractérisation précise du sol. L'analyse du sol nous révélera les différents constituants organiques et inorganiques présents. Les proportions dans lesquelles se retrouvent le sable, l'argile et le limon constituent la texture du sol tandis que le mode d'arrangement des constituants entre eux se nomme la structure. En connaissance de ces 2 éléments, vous pourrez précisément identifier les forces et les faiblesses de votre terroir.

Avant d'acheter votre arbre, il est primordial que vous répondiez à certaines questions: est-ce que la texture du sol est plutôt sableuse, loameuse ou argileuse? La structure est-elle grumeleuse ou particulaire, compacte ou meuble? Est-ce que le sol se draine bien, ou reste t'il encore humide quelques heures après la pluie? Aussi, est ce que l'espace disponible est suffissant pour permettre à l'arbre désiré de se déployer sans jamais nécessiter d'être émondé ou élagué? Finalement, y a t-il beaucoup ou peu de soleil et de luminosité à l'endroit ou l'on plantera cet arbre? Bref, choisir un arbre bien adapté aux conditions qui prévalent sur le site de plantation est probablement le point le plus important de tout cet article: en effet, il sera toujours plus simple d'adapter votre choix d'arbre aux conditions du terrain que d'adapter le terrain aux besoins de l'arbre désiré.

Amendements du sol

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 L'objectif premier d'un amendement est d'améliorer les propriétés de la structure de votre sol: perméabilité, cohésion, plasticité, densité, porosité et adhérence. Le choix des bons amendements s'effectue en fonction des résultats de la caractérisation de votre sol et des exigences de la culture ou des végétaux que l'on aura choisi. Les différents amendements possibles sont les suivants : sable, argile, tourbe de sphaigne, perlite, vermiculite, compost et terre à jardin ou à plantation. Une fois que le sol aura été décompacté, une bonne utilisation des amendements permettra d'en diminuer la recompaction au fil du temps, d'améliorer l'absorption, la rétention de l'eau et, par le fait même, son drainage. De plus, les amendements amélioreront la croissance racinaire, l'adsorption (rétention) des nutriments dans le sol et l'activité biologique des micro-organismes, bactéries, champignons et insectes chargés de solubiliser les éléments nutritifs, de transformer la litière en surface en matière organique et de l'enfouir pour en optimiser l'utilisation par les végétaux. 

En surface, l'introduction de matière organique sous forme de composts et fumiers divers assure une bonne aération du sol,  stabilise la structure du sol et en abaisse la température. De plus, la matière organique facilite le développement racinaire, prévient l'érosion hydrique et éolienne, séquestre le CO2 et nourrit les micro-organismes du sol chargés de combattre certains agents pathogènes naturellement présents en sol pauvre. Véritable pierre angulaire de la culture biologique, la matière organique est essentielle : elle doit donc être renouvelée annuellement pour assurer la fertilité du sol et la présence des différentes formes de vie qui peuplent le sol et qui, de par leur action, assurent la pérennité de ce véritable écosystème.

                                                                                                                              

Critères de sélection en pépinière

Les arbres se composent habituellement de 2 parties distinctes, soit le système racinaire et la partie aérienne. Chez les arbres greffés, on parlera plutôt du système racinaire, du porte-greffe (partie intermédiaire entre les racines et le point de greffe) et de la greffe elle-même. Voici une liste des 20 principaux défauts des jeunes arbres pour vous guider lors de vos achats en pépinière.

Défauts du système racinaire:

  • Densité trop forte des racines: trop longtemps en pot, spiralement visible des racines
  • Densité trop faible: spécimen peu vigoureux, fraichement rempoté ou défaut d'enracinement

Défauts du porte-greffe:

  • Collet de l'arbre mal positionné lors du rempotage
  • Blessures diverses, défauts d'élagage et manque de vigueur

Défauts de la partie aérienne:

  • Blessures diverses du cambium, de l'écorce, des branches et des rameaux, défauts d'élagage et présence de chicots
  • Angle d'insertion trop faible des branches charpentières au niveau du tronc, ou trop nombreuses à un même point d'insertion 
  • Codominance avec la flèche terminale de l'arbre, flèche terminale hors de l'axe du tronc ou absente
  • Manque de vigueur des tissus vivants: bourgeons, feuilles, écorce, rameaux et bois de guérison 
  • Présence de réitérats (gourmands) et de drageons sur le système racinaire

Dimensions de la fosse de plantation

La principale erreur en matière de plantation est de négliger la préparation d'une fosse assez large et profonde pour répondre aux besoins de l'arbre choisi. Souvent, on fait une fosse de la même dimension que le pot dans lequel l'arbre fut cultivé et acheté, ce qui revient tout simplement à laisser l'arbre dans son pot. Ce qu'il faut savoir, c'est que plus grande sera la fosse, plus grand sera votre succès.

La largeur de la fosse est plus importante que la profondeur, car 90% des racines se développent dans les premiers 40cm de sol: donc, veillez à ce que votre fosse soit au minimum 2 à 3 fois plus large que le pot lui-même, et au moins 1 fois et demi plus profonde. Tout le matériel prélevé lors du creusage de la fosse ne sera pas réutilisé, mais une certaine partie pourra l'être, en fonction de sa nature et de sa composition. Souvent, le matériel d'origine est bon, voire excellent, et le recours aux amendements dans cette situation pourrait alors être facultatif.

Toutefois, même si le matériel d'origine n'est pas parfait, conservez en une partie, retirez le plus possible la partie minérale (sable, roches et graviers) et mélangez le avec les amendements appropriés avant de compléter votre plantation. Les proportions  de votre sol d'origine à réutiliser variera entre 30% et 70%, tout dépendant de sa composition et des exigences de croissance de l'arbre choisi.

Positionnement adéquat du collet

Le collet représente la frontière entre la partie aérienne et la partie souterraine de votre arbre. L'erreur la plus importante en plantation est relié au positionnement du collet: en effet, il est généralement placé plus haut qu'il ne le devrait, et, dans de plus rares cas, il est placé trop bas. Dans le meilleur des mondes, le collet sera placé sous le gazon, et au même niveau que le sol, tout simplement. Dans la plupart des cas, le collet est bien positionné lorsque les arbres sont rempotés dans de plus grands pots en pépinière, vous pourrez donc considérer que l'emplacement du collet se situe au niveau de la terre dans le pot.

Les conséquences d'un mauvais positionnement du collet sont nombreuses et, contrairement à d'autres erreurs commises en plantation, celle-ci n'est pas réparable: la seule facon de remédier à cette erreur sera de recommencer toutes les étapes reliées à la plantation elle-même, ce qui représentera une perte de temps pour vous et un stress supplémentaire pour l'arbre. Cette  pratique ne recquiert pas d'outils spécifiques ni de connaissance particulière: un ruban à mesurer, un râteau et un peu de jugement suffiront.

Dans le cas ou la plantation serait effectuée dans une pente, le collet sera positionné par rapport au côté bas de la pente, et non du côté haut, car cela reviendrait à positionner le collet beaucoup trop haut, ce qui affectera le développement du système racinaire. De plus, surtout si la plantation est effectuée dans une pente, la finition de la fosse de plantation doit absolument être concave pour faciliter la captation de l'eau de pluie par le système racinaire, le stress hydrique (manque d'eau) étant une des causes du dépérissement chez les jeunes arbres plantés en milieu urbain.

Tuteurage des arbres

Même si de nombreux articles nous disent qu'il est inutile d'installer des tuteurs sur nos arbres, croyez en notre expérience, cette pratique est fondamentale et incontournable. Dans un contexte naturel, la plantule émerge d'une graine et développe immédiatement son système racinaire. Parralèllement, la partie aérienne se développera conformément au parcours effectué par le système racinaire. Autrement dit, plus la croissance des racines est forte, plus le développement de l'arbre en hauteur et en largeur sera rapide. Il ne s'élevera donc jamais plus haut, et ne se développera jamais plus rapidement que son systéme racinaire ne pourrait le permettre: c'est donc la croissance racinaire qui dicte le développement aérien de l'arbre.

Par contre, en foresterie urbaine, les arbres plantés proviennent de pépinières et y sont cultivés en pots. Lorsque que l'on plante notre arbre, il doit développer de nouvelles racines, pour s'ancrer et pour se nourrir. Lors de ce développement, les jeunes racines (appelées chevelus) sont extrêmement fragiles, et le moindre déplacement de l'arbre sous l'action du vent détruira le jeune chevelu dans son développement. C'est donc pour cette raison qu'il est essentiel que l'on immobilise complètement les jeunes plantations avec des tuteurs, car sinon elles ne pourront jamais prendre leur envol et dépériront très rapidement après leur plantation.

Il existe 2 types de tuteurs: le premier est le tuteur classique vert en acier, d'une longueur variant entre 4 pieds et 8 pieds, et dont la partie du haut comporte des trous pour y attacher la sellette de plastique qui entoure le tronc de l'arbre. Le second est composé de 3 haubans et 3 sellettes, et de 3 ancrages (un vieux tuteur d'acier coupé en 3 parties) reliant l'arbre au sol. Ce dernier est beaucoup plus efficace lorsque la plantation est effectuée dans un secteur très venteux, ou lorsque le calibre de l'arbre choisi est très gros et que les tuteurs doivent donc supporter une charge beaucoup plus élevée.

Un tuteur bien installé ne blessera pas l'arbre d'aucune facon et l'immobilisera complètement pour plusieurs années: pour savoir si votre arbre est bien tuteuré, la sellette entourant le tronc devrait mettre l'arbre sous tension et ainsi empêchera l'arbre de se frapper contre la sellette lors de grands vents. De plus, il est impératif que le tuteur soit ancré  à l'extérieur de la fosse de plantation, ou à travers la motte mais plus profondément que celle-ci, sinon le tuteur et la motte se déplaceront ensemble et les jeunes radicelles ne seront pas protégées lors de leur croissance, ce qui reviendrait à ne pas mettre de tuteur.

Élagage sanitaire et de formation

Bien qu'une sélection adéquate en pépinière nous permette de choisir les meilleurs candidats, il se peut que le meilleur spécimen nécèssite néammoins une intervention d'élagage. L'élagage de formation se caractérise par une sélection rigoureuse des futures branches charpentières du tronc, afin de former une structure exempte de défauts, solide et durable, et adaptée à l'espace disponible lors de l'architecture de l'arbre dans un milieu urbain ainsi qu'à sa nature indigène, ornementale ou fruitière.

Essentiellement préventif, cet élagage vise aussi le retrait des branches qui deviendraient problématiques si elles étaient conservées: branches trop basses, qui sont trop nombreuses à un même point d'insertion, s'insérant au tronc avec angle trop faible et celles en situation de compétition ou de codominance avec le tronc central. Dans certains cas, la flèche terminale sera absente ou hors de l'axe du tronc, mais l'élagage peut aider à remédier à cette problématique. 

L'élagage sanitaire se caractérise par le retrait des branches mortes, en dépérissement, opprimées, blessées entre elles et porteuses de pathologies. Principalement situées au centre de la voûte, ces branches nuisibles ne participent plus à la photosynthèse et causeront certaines complications et blessures si leur présence persiste. Le retrait des réitérats (gourmands), des drageons et des racines encerclantes est aussi recommandé lors de cette intervention.

Ajout de mycorhizes

Les mycorhizes sont des champignons qui vivent naturellement en symbiose avec 80% des arbres et des plantes de notre planète. Présents sur terre depuis 450 millions d'années, certains experts pensent que les mycorhizes auraient joué un rôle important dans l'établissement des végétaux sur la terre ferme, leurs racines primitives étant peu adaptées aux conditions sèches de cette époque.

Les bénéfices d'une telle association sont nombreux. Certaines études ont démontré que le réseau racinaire des mycorhizes pouvait dépasser de 100 à 1000 fois celui de l'arbre avec lequel ils vivent en symbiose: cette association assure non seulement une meilleure protection contre le stress hydrique (sécheresse), mais permet aussi une meilleure assimilation des éléments nutritifs (azote, phosphore, cuivre et zinc) car les hyphes (racines) des mycorhizes sont plus efficaces pour capter ces éléments que les racines des arbres.

De plus, une protéine appelée glomaline est sécrétée par les hyphes des mycorhizes et est reconnue pour améliorer l'aération et l'agrégation du sol, la glomaline agissant comme une colle naturelle qui favorise une structure grumeleuse du sol et donc, la formation d'agrégats.

Pour une utilisation optimale, les micorhyzes doivent entrer en contact direct avec le système racinaire: à cette fin, il est recommandé de mouiller la motte de racines et de presser la micorhyze délicatement sur la motte pour qu'elle y adhère. Pour la même raison, l'utilisation de terreau inoculé avec de la micorhyze ne s'avère pas un excellent choix, mieux vaut acheter les micorhyzes et les utiliser de la manière recommandée précédemment.

Pour en apprendre plus sur les mycorhizes, cliquez ici

brfBRF Bois Raméal Fragmenté

Le BRF est beaucoup plus qu'un simple paillis destiné à préserver l'humidité dans le sol et limiter la désherbage des plantes non-invitées dans nos cultures: le BRF bonifie le sol en dynamisant l'activité de tous les acteurs qui y sont présents et qui en assurent la pérénnité. L'intérêt principal de l'utilisation du BRF en culture est qu'il nourrit le sol, ou plus exactement, il nourrit la biodiversité présente dans le sol. De plus, le BRF ne fait pas que nourrir cette biodiversité, il lui fournit du travail car dans la nature, chaque être vivant à un rôle à  jouer, et une tâche essentielle à accomplir.

Ces êtres vivants sont des insectes (phytophages, prédateurs, décomposeurs primaires et secondaires) et des micro-organismes (bactéries, champignons et actinomycètes). Toutes ces  formes de vie sont intimement liées. Elles partagent un écosystème commun, et sont rassemblées autour d'un projet commun: elles assurent la pérénnité des sols, les bonifient et les enrichissent. Et à cette fin, le BRF sera toujours un allié de taille car la présence de la vie dans le sol est essentielle au rendement de toute culture, quelle qu'elle soit.

Voici une autre excellente raison pour utiliser le BRF. Peu de gens le savent, mais les arbres ne prélèvent pas directement à même le sol les éléments mineurs et majeurs dont ils ont besoin pour assurer leurs différentes fonctions vitales. Par exemple, l'azote dans le sol n'est présent qu'à raison de 5ppm et provient d'une source minérale, donc inaccessible pour les arbres: ce sont les micro-organismes présents dans le sol, principalement des bactéries et des actinomycètes, qui solubilisent les nutriments et les rendent assimilables par les végétaux.  

Pour en apprendre plus sur le BRF, cliquez ici

Suivi de jeunes plantations

Même si votre plantation est effectuée de facon exemplaire, votre arbre ne sera pas autonome du jour au lendemain. Il dépendra de certains soins essentiels au cours des années suivant la plantation. 

  • Arrosage hebdomadaire: avant le transport du centre jardin vers votre site de plantation, avant les différentes étapes de la plantation et immédiatement après avoir comblé la fosse de plantation, l'arrosage de votre arbre est essentiel. Par la suite, un arrosage hebdomadaire est très important car il facilite le développement du système racinaire, accélèrere la transformation du BRF en matière organique et hydratera la biodiversité dans le sol afin qu'elle puisse accomplir son travail. Puisque votre sol a été bien amendé et que, par conséquent, le drainage y est efficace, vous ne pourrez pas trop arroser votre arbre. Idéalement, on utilisera l'eau captée par des barils de pluie car elle est tempérée et exempte de chlore et de produits chimiques.
  • Arrosage foliaire: les émulsions d'algues marines sont fort utiles pour limiter le stress associé à la plantation, stimuler la croissance des racines et les autres fonctions vitales des arbres. Elles doivent toutefois être utilisées en vaporisation, et non en fertigation (arrosage du sol), car cette approche inhibera la croissance des racines. En début de saison, et jusqu'au milieu de l'été, l'application des algues marines s'effectue à l'aide d'un vaporisateur, préférablement en début ou en fin de journée. Il suffit d'arroser la totalité du feuillage jusqu'au point de rosée avec une solution de 5ml par litre d'eau tiède.
  • Suivi de l'enracinement: avant le retrait du ou des tuteurs installés lors de la plantation, il est important de s'assurer que l'enracinement est complet. Il n'y a pas de formule préétablie en cette matière, plusieurs années sont nécessaires pour qu'un arbre puisse établir un solide réseau racinaire. Pour vérifier s'il est temps de retirer le tuteur, il suffit de prendre le tronc fermement et de le déplacer dans toutes les directions et de regarder si un mouvement de la partie racinaire se déplace avec lui: si aucun déplacement de la motte  et des racines n'est observé, c'est qu'il est temps de retirer le tuteur. En général, le tuteur sera requis pour une période de 2 à 4 ans.
  • Élagage de formation: lors des premières années de croissance de votre arbre, il importe de l'accompagner dans son développement aérien et dans le choix des bonnes branches charpentières. Les branches basses doivent être retirées en prévention pour éviter qu'elles ne déchirent lorsque la neige fond au printemps. De plus, on élaguera aussi les branches s'insérant au tronc avec un angle trop faible et présentant de l'écorce incluse, et celles trop nombreuses autour d'un même point d'insertion au tronc. De plus, toute branche entrant en compétition avec le tronc central et la flèche terminale devra aussi être élaguée (codominance).
  • Élagage sanitaire: l'élagage sanitaire se caractérise par le retrait des branches mortes, en dépérissement, opprimées, blessées entre elles et porteuses de pathologies. Principalement situées au centre de la voûte, ces branches nuisibles ne participent plus à la photosynthèse et causeront certaines complications (chancres, nécroses du cambium, dépérissement nectrien etc.) si leur présence persiste. Le retrait des réitérats (gourmands), des drageons et des racines encerclantes est aussi recommandé lors de cette intervention.
  • Protection hivernale et anti-rongeurs: peu de gens le savent, mais la protection hivernale n'est pas une protection contre le froid. Seul le choix d'un arbre adapté aux conditions de votre secteur et à votre zone de rusticité le sera. La protection d'agrotextile (arbotect) protège contre les dommages liés à l'accumulation et la projection de neige, les embruns salins (calcium) et la dessication hivernale causée par le vent. La protection contre les rongeurs est une protection mécanique en plastique spiralée, et qui sera installée autour du tronc de l'arbre pour l'hiver pour empêcher les rongeurs de causer des blessures aux différents tissus du jeune tronc.
  • Renouvellement du BRF et du compost: parce-que le BRF et le compost occupent et donc retiennent la biodiversité du sol à proximité de votre arbre, et parce-que cette même biodiversité les transforment et les enfouissent dans le sol et qu'ils disparaissent, il faut les renouveller à chaque année. Ce faisant, vous augmenterez la teneur en matière organique de votre sol et donc, sa capacité d'adsorption (rétention) des nutriments, contribuerez à y maintenir une structure équilibrée et faciliterez le développement du système racinaire et des micro-organismes dans la fosse de plantation.
  • Dépistage des perturbations biotiques: une jeune plantation est beaucoup plus vulnérable aux insectes et maladies qu'un arbre adulte et bien établi. Le stress lié au changement d'environnement et à la transplantation les rend plus visibles et succulents aux yeux des prédateurs.  Périodiquement, inspectez toutes les composantes de votre arbre: écorce, rameaux et branches, mais surtout les feuilles. Portez une attention particulière à l'endos des feuilles et à tout changement du feuillage: couleur, apparence, présence de trous, de tâches, de feuilles qui se plient ou s'enroulent sur elles-même, de substance collante sur celles-ci, la présence de fourmis ou de chenilles, ainsi qu'à de jeunes rameaux se déformant ou prenant une apparence douteuse. Une détection précoce augmentera l'efficacité du traitement et, généralement, la solution ne consiste qu'à revoir nos pratiques culturales et à les améliorer pour mieux répondre aux exigences de l'arbre choisi.
  • Désherbage de la fosse de plantation: le gazon ne fait pas partie de la biodiversité qu'il faut valoriser à même nos cultures. Plutôt nuisible en lui-même puisqu'il se situe au-dessus des racines de notre arbre ou nos plantes, qu'il intercepte l'eau et les nutriments essentiels à nos cultures, mais surtout parce-que son entretien à l'aide d'outils de coupe blesse trop souvent les arbres au niveau du collet, il faut le désherber périodiquement et refaire une généreuse découpe autour de la fosse de plantation chaque printemps pour limiter sa croissance près des arbres et arbustes. De plus, il faut maintenir une dépression concave à même la fosse de plantation pour capter efficacement l'eau de pluie et la rediriger vers le système racinaire  afin de prévenir le stress hydrique, très fréquent en milieu urbain et principal facteur de dépérissement précoce chez les jeunes plantations.